- Pourquoi il n’y a pas de voitures
- À pied
- À vélo
- Scooters et vélos électriques
- Les carrioles à cheval : un récit honnête
- Les bagages : du bateau au lit
- Se déplacer à Lombok
Pourquoi il n’y a pas de voitures
Les véhicules motorisés sont interdits aux Gili par la réglementation locale depuis des décennies. L’interdiction est née d’une décision de la communauté, soucieuse de garder les îles tranquilles, avant d’être inscrite dans les règles locales ; elle vise aussi bien les voitures à essence que les camionnettes et les motos. Le résultat est rare dans le monde : des îles de plage où le bruit de circulation le plus fort est une sonnette de vélo.
Les îles sont assez petites pour que cela fonctionne. Trawangan fait environ sept kilomètres de tour, Meno et Air environ cinq. Rien n’est à plus d’une demi-heure de marche du reste.
| Moyen de déplacement | Trawangan | Meno | Air | Remarques |
|---|---|---|---|---|
| À pied | Facile à l’est ; long jusqu’à l’extrême ouest | Idéal — toute l’île | Idéal | Prenez une lampe à la nuit tombée |
| Vélo | Le meilleur moyen d’explorer | Guère utile ; sablonneux | Utile ; sablonneux à l’ouest et au nord | Location à la journée ; vérifiez freins et pneus |
| Scooter / vélo électrique | De plus en plus disponibles | Rares | Courants chez les habitants ; un peu de location | Roulez lentement ; les ruelles sont partagées |
| Carriole à cheval (cidomo) | Nombreuses, au port | Quelques-unes | Plusieurs, au port | Inquiétudes pour le bien-être animal — lire ci-dessous |
| Porteur de l’hôtel, charrette à bras ou voiturette | Proposés par de nombreux resorts | Proposés par la plupart des resorts | Proposés par certains hôtels | Demandez à la réservation |
| Bateau | Dépose sur la plage en bateau privé | Dépose sur la plage en bateau privé | Dépose sur la plage en bateau privé | Souvent le moyen le plus simple de déplacer des bagages |
À pied
La marche est le moyen de déplacement de la plupart des gens, la plupart du temps. Les ruelles principales sont pavées ou en terre battue dans les zones fréquentées, en sable mou ailleurs. Un tour complet prend environ deux heures à Trawangan et une heure et demie à Meno ou Air, baignades non comprises.
- Pour les longues marches, préférez des sandales aux tongs ; le sable brûle à midi.
- L’éclairage public est rare. Prenez une lampe le soir et tenez-vous au bord de la ruelle.
- L’ombre manque sur les côtes nord. Marchez tôt ou tard et emportez de l’eau.
À vélo
Les vélos se louent partout à Trawangan et Air, à l’heure ou à la journée, et beaucoup d’hôtels en prêtent gratuitement. Ce sont des vélos de plage sans vitesses, de qualité variable.
- À vérifier avant de payer : freins, pression des pneus, hauteur de selle, antivol en état et, idéalement, un éclairage.
- Attendez-vous à pousser dans des portions de sable profond, surtout au nord de Trawangan et à l’ouest d’Air.
- Roulez à gauche, cédez le passage aux piétons et aux carrioles, et ralentissez franchement dans la rue principale.
- Attachez-le et repérez bien le vôtre — ils se ressemblent tous.
- Ne roulez pas après avoir bu. Les chutes de vélo nocturnes comptent parmi les blessures les plus courantes chez les touristes.
Vélos et sièges pour enfants existent, mais en nombre limité ; demandez dans plusieurs boutiques.
Scooters et vélos électriques
Scooters et vélos à batterie se sont multipliés à Trawangan et Air ces dernières années. À strictement parler, ils se situent dans une zone grise d’une interdiction écrite pour les moteurs à essence, et les règles locales sur qui peut les conduire et les louer ont changé plus d’une fois. Habitants et commerces s’en servent beaucoup ; les visiteurs peuvent en louer dans certaines boutiques, et plusieurs resorts ont des voiturettes électriques pour leurs clients et les bagages.
Ils constituent un vrai progrès pour déplacer marchandises et personnes sans chevaux. Ils sont aussi rapides et silencieux, dans des ruelles faites pour les pieds. Si vous en conduisez un, allez au pas partout où il y a du monde, servez-vous de la sonnette et restez hors de la plage.
Les carrioles à cheval : un récit honnête

Le cidomo est le taxi et le chariot de fret traditionnel des îles : une petite charrette à deux roues montée sur pneus de voiture, tirée par un seul poney, des grelots au harnais. Faute de véhicules à moteur, les cidomos transportent depuis longtemps touristes, bagages, matériaux de construction, caisses de bière et ordures. Ils font partie de l’identité des îles et représentent un gagne-pain important pour les familles qui les possèdent.
Ils font aussi l’objet d’inquiétudes persistantes et bien documentées pour le bien-être animal. Visiteurs, vétérinaires et associations de protection animale signalent depuis de nombreuses années :
- des poneys travaillant de longues heures sous la chaleur tropicale, avec peu de repos et d’ombre ;
- des surcharges, surtout sur les charrettes de matériaux et de marchandises ;
- un accès insuffisant à l’eau douce — la nappe des îles est saumâtre, et les chevaux abreuvés d’eau salée se déshydratent ;
- des harnais et des mors mal ajustés, causes de plaies et de blessures à la bouche ;
- des problèmes de sabots, des boiteries et des animaux mis au travail alors qu’ils sont visiblement maigres ou blessés.
De réels efforts ont été faits pour améliorer les choses. Des organisations locales, dont le Gili Eco Trust et des groupes de protection des chevaux travaillant avec des vétérinaires et des maréchaux-ferrants de passage, tiennent des cliniques gratuites, installent des points d’eau douce, enseignent le soin des sabots et l’ajustement des harnais, et travaillent sur des normes avec les coopératives de cochers. Beaucoup de cochers soignent consciencieusement leurs bêtes, et le sort des poneys « taxis » des touristes est en général meilleur que celui des chevaux de fret. Mais les pratiques restent inégales, les contrôles faibles, et les problèmes encore faciles à constater.
Alors, faut-il en prendre un ?
La décision vous appartient. Voici la nôtre : nous ne les utilisons pas quand il existe une alternative, et il y en a presque toujours une. Les îles sont petites. Avec un sac à dos, on marche. Avec une valise, la plupart des hôtels envoient, si on le demande à l’avance, un porteur avec une charrette à bras ou une voiturette électrique, ou bien un bateau affrété vous dépose sur la plage devant l’établissement. Nous ne présentons sur ce site ni promenades en carriole ni balades à cheval.
Si vous avez vraiment besoin d’un cidomo — mobilité réduite, chaleur, jeunes enfants ou bagages lourds sans autre solution —, vous pouvez encore bien choisir :
- Regardez d’abord le cheval. Choisissez-en un bien en chair, l’œil vif, d’aplomb sur ses quatre membres et sans plaies sous le harnais. Passez votre chemin devant tout animal maigre, boiteux, couvert d’écume ou portant des plaies ouvertes.
- Ne surchargez pas. Deux ou trois adultes avec leurs sacs, c’est bien assez. En groupe, prenez deux carrioles.
- Évitez la chaleur de midi quand c’est possible.
- Demandez au cocher d’aller au pas, et non au trot, et n’acceptez pas le fouet.
- Convenez du prix avant de monter. Les tarifs sont élevés pour la distance ; c’est normal. Payer correctement, sans marchander jusqu’au plancher, laisse au propriétaire davantage à consacrer à l’animal.
- Signalez les mauvais traitements. Prévenez votre hôtel et les groupes locaux de protection animale, avec une photo et le numéro de la carriole.
Vous pouvez aussi aider directement : les cliniques vivent de dons et accueillent volontiers des bénévoles ayant des compétences vétérinaires ou de maréchalerie.
Les bagages : du bateau au lit
L’arrivée est le seul moment où se déplacer demande un peu de réflexion.
- Avant le départ, demandez à votre hébergement à quelle distance il se trouve du port et s’il propose une prise en charge. Communiquez le nom de votre bateau et l’heure d’arrivée prévue.
- Faites vos bagages pour le sable. Hors de la bande pavée, les roulettes ne servent à rien. Un sac à dos est idéal.
- À Trawangan, les hôtels des côtes ouest et nord sont à 20–30 minutes de marche des bateaux. Prévoyez une voiturette ou un porteur, louez un vélo avec porte-bagages ou affrétez un petit bateau pour contourner l’île.
- À Meno, les resorts de la côte ouest sont à une dizaine de minutes à pied à travers l’île ; la plupart viennent chercher leurs clients.
- À Air, presque tout se trouve à 15–20 minutes de la jetée.
Se déplacer à Lombok
La grande île est un autre monde : voitures, scooters, camions et collines. Pour visiter, la voiture avec chauffeur est la solution habituelle et la meilleure ; les scooters se louent partout, mais ne devraient être conduits que par des personnes titulaires du permis, assurées et expérimentées, avec un casque. Détails dans nos guides de Senggigi et les ports et de Kuta Lombok. Pour les bateaux entre les trois îles, voir D’île en île.

